2013
Enfin les beaux jours…
La nature nous offre un nouveau spectacle
et il faut avouer que c’est très appréciable de pouvoir admirer
ce genre de paysage quand on va travailler le matin.
Nous nous étions quittés sur une photo à la tombée de la nuit,
nous nous retrouvons avec des images prises au petit matin.
La première image, prise lors de la floraison des pruniers,
est l’aboutissement de plusieurs séries de photos
qui ne me convenaient pas.
Le prunier est l’arbre fruitier emblématique du Lot & Garonne.
Tout le monde connaît les Pruneaux d’Agen
et je tenais à illustrer cet aspect de la campagne où je vis.
Après plusieurs repérages, j’avais trouvé ce qui me semblait
être un endroit sympa pour photographier les pruniers en fleur.
Il faut souligner que la floraison de cet arbre est assez courte.
C’est un laps de temps d’environs 4-5 jours qui nous est donné
pour avoir une belle fleur blanche.
J’avais opté de réaliser mes photos en fin de journée.
J’imaginais un joli contre-jour, les rayons du soleil perçant
les fleurs et branches…
Au final, l’association coucher de soleil + pruniers en fleur
ne marchait pas.
Le problème étant la lumière qui était un poil dure
et venait ainsi casser l’aspect doux que je recherchais.
Je revins au même endroit le lendemain matin.
La lumière était pas mal, un peu voilée derrière les nuages
mais le lieu que javais choisi ne convenait pas
pour réaliser des photos le matin.
J’obtenais, certes, des photos douces mais plates.
Enfin, après de nouveaux repérages, je trouvais un endroit vallonné
où, en plus de nombreux pissenlits avaient fleuri entre les rangées.
Les traces du tracteur ajoutent des lignes de fuite et viennent accentuer
la profondeur de l’image.
Un matin couvert, je réalisais la photo que je cherchais à obtenir.
Le lendemain, la floraison se terminait…
La 2e photo repose plus sur le hasard que sur la préparation.
Un matin, une brume épaisse vient recouvrir les contrées du Haut-Agenais.
De plus,un soleil puissant vient transpercer à certains endroit cet épais manteau.
Je cherche un sujet à photographier. Je vais d’abord sur un lieu que j’ai repéré,
il y a quelques jours, mais la brume est trop abondante et la lumière pas intéressante.
En allant vers un autre lieu repéré, je tombe sur ces rangées de pruniers.
Le soleil vient effacer peu à peu la brume et éclaire
les herbes au ras du sol ou encore la pointe des feuilles.
Je trouve l’ambiance absolument féerique
l’harmonie des différentes couleurs, le vert, le orange, le jaune,
apporte un côté joyeux la scène.
J’ai juste eu le temps de faire une dizaine de clichés
que la brume avait déjà disparue…


J’ai réalisé cette photo du village de Monflanquin samedi dernier à la tombée de la nuit.
Placé sur les hauteurs des alentours de la bastide, mon appareil en place,
j’ai alors attendu, observant l’orage s’abattre sur le village, que
les éclairages publics s’allument.
Durant ces longues minutes, je réfléchissais au lien fort qui m’attachait à Monflanquin.
J’y ai grandi, vécu, étudié, travaillé, joué, …
Il est clair que je suis très attaché à mes racines monflanquinoises sans pouvoir
l’expliquer ni même le comprendre.
Tout en revendiquant cet attachement, je suis incapable de définir mon identité.
Est-ce que je me sens Français ? Européen ? Aquitain ?
Monflanquinois ? …
Je ne me sens rien de tout ça.
Et plus encore, je ne me sens pas plus Français que Monflanquinois,
ou plus Monflanquinois qu’Européen,
et vice-versa et versa-vice…
A l’heure où l’identité nationale est tant revendiquée et devient
un argument au repli sur soi,
je me suis rendu compte, devant mon trépied,
que j’étais orphelin de quelconque identité.
Dans un an, les Monflanquinoises et Monflanquinois
et tous les citoyennes et citoyens de France et de Navarre,
iront aux urnes pour élire leur cher maire.
Cette échéance me rappelle qu’il y a 5 ans, en 2008,
Monflanquin a vécu des élections municipales assez violentes
et pas vraiment sereines.
La légitimité d’être Monflanquinois avait alors été évoquée
comme argument de campagne et comme attaque face au camp adverse.
Qu’est-ce qui peut motiver que l’on se sente plus Monflanquinois ou plus Français
ou plus autre chose que quelqu’un d’autre ?
Parce j’ai vécu plus de 10 ans à Monflanquin, en France, en Aquitaine, …
je suis alors légitime de prétendre à quoi que ce soit de plus
que mon voisin Villeréalais, Marocain, Toulousain, Marsien, … ?
Ma seule identité que je connaisse et que je revendique
est mon identité culturelle.
Et elle est multiple.
Rien ne m’appartient,
mais j’appartiens à plein de choses…
Ce qui caractérise Monflanquin, c’est sa culture
et donc la culture de ses habitants.
Les habitants changent, Monflanquin change !
Et c’est tant mieux, ne restons pas dans l’immobilisme,
ne restons pas dans le conservatisme.

Toute allusion à des faits réels ou à des pays existants ne serait que fortuite.
Un récent voyage m’a mené jusqu’à la fameuse et bien connue ville d’Amsterdam.
La première chose que je peux dire sur Amsterdam est que l’on s’y sent bien.
C’est une capitale à taille humaine et l’ambiance de ses quartiers
m’ont fait penser à des atmosphères de village.
Ce qui se dégage, justement, de chacun de ces quartiers, est un charme fou.
Malgré le froid et le vent, on arrive à ressentir une certaine chaleur de cette ville.
Ses nombreux canaux et recoins font d’Amsterdam une ville assez photogénique.
Et dès que le soleil se montre ( je l’ai assez peu vu au mois de Décembre ),
c’est un véritable spectacle.
Les rayons du soleil déchirés par les épais nuages venant éclairer les façades ocres
des bâtiments ou encore se refléter sur les canaux, offrant au passage
une très jolie lumière, nous plongent dans un décor absolument stupéfiant.
Amsterdam est une ville très tendance, en avant sur les énergies,
sur la nourriture bio, sur les transports, …
Dans chaque quartier, on trouve de superbes boutiques de créateurs,
de design ou encore de magnifiques galeries d’art.
Ce court séjour m’a persuadé d’une chose,
j’aimerais bien vivre à Amsterdam !













Robert Capa, célèbre photographe américain, a, un jour, dit :
« Les photos sont là, et il ne reste plus qu’à les prendre. »
Je trouvais cette citation assez absurde car cela évoquait,
à mon sens, un désir universel,
de prendre en photo tout et n’importe quoi.
Et surtout n’importe quoi…
Après réflexion, je vois cette phrase différemment.
Je pense que Capa voulait dire que les personnes, les objets, les lieux, …
qui nous entourent sont, sans aucun doute, les plus riches sujets
à exploiter en photographie.
Nul besoin d’aller chercher ailleurs ce que l’on a sous la main !
Je crois que notre regard, notre oeil de photographe doit être capable
de voir et de sublimer les sujets qui sont autour de nous.
J’entends souvent des photographes se plaindre, qu’ils n’ont pas les bons sujets,
que les conditions n’étaient pas bonnes, …
La citation de Capa conforte mon idée que ce sont
seulement de fausses excuses.
Il y a toujours quelque chose à faire, quelque chose à voir
et donc quelque chose à montrer.
Je tenais à expliquer ce raisonnement qui a mûri dans ma tête
avant de présenter les photos qui suivent.
Ce fusil appartient à mon grand-père, il est rangé depuis de nombreuses années
dans une armoire avec d’autres fusils.
J’ai dû passer plus de 10 000 fois devant cette armoire
sans avoir eu l’idée de prendre en photo un seul de ces fusils.
Il y a quelques jours, en passant une nouvelle fois devant,
j’ai pris le temps de le regarder, de l’admirer.
Je ne le voyais plus alors comme une simple arme
mais comme une fabuleuse pièce d’art.
Le travail artisanal et la richesse des détails dont recèle ce fusil
sont assez incroyables.
Un subtil mélange de bois et de fer savamment assemblé.
En observant chaque partie,
je me suis dit que cela serait vraiment intéressant de travailler sur ce fusil.
Avec deux flashes, de nombreux réflecteurs et beaucoup de patience,
je me suis efforcé de mettre en valeur ce bel objet.
Ce n’est pas un fusil neuf, fraîchement fabriquée, il a vécu et laisse donc apparaître
de nombreuses imperfections et signes du temps.
On peut voir qu’il a été réparé, le bois de la crosse est usé,
les canons ont quelques accrocs, les chiens sont abîmés, …
J’aurais très bien pu gommer, effacer toutes ces imperfections,
mais j’ai choisi de le laisser.
Je considère que tout ces détails font de ce fusil un objet unique
avec une âme et un passé.
J’espère que vous prendrez plaisir à regarder ce fusil,
autant que j’en ai pris à le photographier.


Suite aux séances de portraits que j’avais effectuées avec Marion et Audrey,
c’est Emmanuelle, comédienne, qui m’a contacté pour réaliser
une série de portrait.
Après une conversation téléphonique,
nous nous sommes retrouvés le 1er Novembre pour réaliser ces clichés.
Il faut souligner que le 1er Novembre à Montpellier, il fait beau et doux,
même le matin.
Ça doit être une des seules villes en France où il est possible,
à 10h du matin, de se promener en t-shirt au mois de Novembre…
Le deuxième avantage à faire cette séance le 1er Novembre,
est que le jour est férié.
Donc, la plupart des magasins sont fermés et en matinée,
il y a relativement peu de monde dans les rues du vieux Montpellier.
Ce qui permet de faire les photos plus facilement,
sans attendre que le monsieur qui fait pisser son chien
quelques mètres derrière le modèle sorte du cadre de l’image…
Si, si, c’est du vécu !
Par cette belle matinée ensoleillée, nous avons commencé
nos déambulations photographiques au coeur de l’écusson.
Je n’avais pas repéré de lieux précis,
je choisissais sur le moment en fonction du cadre et de la lumière.
La seule contrainte que m’avait fixée Emmanuelle,
était qu’elle souhaitait avoir des portraits en format paysage, à l’italienne.
En lumière naturelle avec l’appui d’un réflecteur,
j’ai essayé de varier les cadrages, les attitudes, les ambiances, …
afin de réaliser une série éclectique mélangeant plusieurs styles.
La séance s’est super bien déroulée et je suis plutôt content du résultat.
Merci à Emmanuelle de m’avoir fait entièrement confiance !!
J’espère que les photos lui amèneront les projets et la réussite qu’elle mérite.






